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Présentation

Le Steel drum

Historique de l’instrument / méthodes de fabrication traditionnelle

 

Mini historique

Le steeldrum (ou steelpan) à été le fruit d’une évolution empirique dans l’île de Trinidad et Tobago.

La population africaine utilisait traditionnellement les tambours de peau et tout ce qui était (et est toujours) susceptible d’être percuté et d’ émettre un son intéressant. A l’origine des débuts du steeldrum, l’île évoluait dans un contexte social difficile : un grand nombre d’ethnies cohabitait comme il pouvait (Africains en majorité, Européens, Indiens, Chinois…) et l’île était sous domination britannique avec ce que cela peut laisser supposer de rigidité et de différences sociales, d’autant plus que la population africaine sortait tout juste de l’esclavage.

Il y eu donc une période de conflits sociaux assez violents qui amenèrent les autorités à interdire les manifestations trop risquées (carnavals en particulier) et par extension la pratique du tambour traditionnel. A donc suivi une période de contournement de la loi durant laquelle les habitants se sont reportés sur les bambous qui coupés à différentes longueurs émettaient des sons plus où moins graves qui annonçaient déjà les polyphonies sur bidons à venir. Après les bambous vinrent les objets métalliques de toutes sortes, bruts où modifiés, dont les boites de conserves, les poubelles métalliques (apparemment un grand succès) et enfin les bidons de pétrole vers les années 40.

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old pan

La population a commencé à reproduire sur les bidons les bosses (consécutives aux coups répétitifs) qui produisaient des sons différents selon leur taille afin d’améliorer la musicalité de ces nouveaux instruments, et s’est lancée dans un vaste chantier populaire et continu durant une cinquantaine d’années, pour aboutir à ces merveilleux instruments considérés comme les derniers instruments acoustiques inventés (faisant l’objet d’une pratique effective).

LES INSTRUMENTS

Ils se séparent en deux groupes :

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Zoom note

Les singles diatoniques (qui ne comportent que certaines notes choisies) toujours conçus sur un seul bidon dans un souci d’encombrement et généralement destinés à être joués en parade, bidon accroché autour du cou, et instrument privilégiés pour l’apprentissage du steeldrum car il comportent moins de notes que les « chromatiques ».

Les chromatiques (qui comportent toutes les notes de la gamme) sont déclinés sur un à plusieurs fûts selon leur registre (jusqu’à 12 pour certains modèles de basses) : plus une note est grave, plus elle est grosse et inversement, c’est pourquoi le modèle soprano ( le plus aigu ) rassemble plus de deux octaves sur un seul bidon et que les basses nécessitent plusieurs bidons pour avoir autant de notes.

Il existe ainsi plusieurs registres d’instrument, comme dans un orchestre symphonique avec des appellations moins classiques :

- le « ténor » (soprano)
- le « second » double ou single ( alto)
- le « guitar » double, triple ou single (ténor)
- le « cello » triple ou quadruple (ténor)
- la « basse » quadruple, sextuple….(basse)
- mais aussi les doubles ténors, les quadrophonics, four pans, ténors basses….

LES STEELBANDS

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Steelband

Ce sont les orchestres qui jouent du steeldrum. Comme tout orchestre, il peut avoir des formes très différentes, du trio qui joue sur des « singles » selon certaines tonalités à des formations « chromatiques » gigantesques rassemblant plus d’une centaine de musiciens jouant jusqu’à sept voix différentes. La plupart des styles musicaux peuvent être interprétés, du classique au jazz en passant par le calypso ou le musette. D’origine populaire, le steeldrum a véhiculé son caractère d’instrument pour tous, c’est pourquoi les steelbands sont traditionnellement ouverts à tous sans distinction d’ âge, de sexe ou de milieu social.

LA FABRICATION TRADITIONNELLE

Le steeldrum est entièrement conçu par martelage à partir d’un fond de bidon, et selon plusieurs étapes :

- le fond plat du bidon est martelé longuement afin d’obtenir une cuvette plus ou moins profonde selon l’instrument construit ( jusqu’à plus de 20 cm de profondeur ) qui est ensuite lissée.
- des notes sont tracées à l’aide de gabarits, toujours en fonction de l’instrument voulu et selon un ordre généralement standardisé.
- le contour des notes est martelé afin de faire ressortir les futures notes et de créer des tensions qui permettront d’obtenir des sons musicaux
- le contour des notes est gravé à l’aide d’un poinçon afin de délimiter les espaces et d’isoler les futurs résonateurs.
- l’instrument est ensuite re-lissé, puis coupé à une hauteur proportionnelle au registre choisi, et enfin brûlé afin de re- équilibrer les tensions induites par le martelage.

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Anthony Williams
Précurseur des steel drums "oversized"

L’ instrument est ensuite prêt à être accordé, toujours par martelage. Les notes sont assouplies progressivement et différents paramètres sont ajustés par martelage de la surface des notes : taille de la surface, hauteur de la note, tensions du métal, réglage des harmoniques et autres… Chaque note juste demande l’accordage de trois à quatre fréquences, soit près de 75 fréquences pour un seul « ténor ».



Voir aussi :
> Le Steel drum
> Fabrication
> Références


Fabrication de Steelpan et Handpan - SAS Metal Sounds
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